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Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme : c’est ici la question du phénomène physique dans toutes ses diversités qui est mise en avant et traitée dans cette exposition.

Empreints de force, d’intelligence conceptuelle, et d’ingéniosité technique, ces travaux préfèrent une solution non violente à l’utilisation d’armes à feu pour résoudre les problèmes liés à la fois au concept d’exposition et à la question de l’implication de la science dans l’art.

Ce thème nous renvoie bien évidemment au personnage de macGyver, héro dont le principal actif est la mise en pratique des connaissances scientifiques et l’utilisation inventive des objets à sa disposition, tout en n’utilisant que son couteau suisse.

Cependant, c’est la mise en forme de ces concepts qui créé l’œuvre d’art : « C’est par l’esthétisation de divers phénomènes que nous avons été amenés à concevoir des oeuvres variées qui pourtant sont infiniment liées par la question des sciences physiques. »

Les solutions intelligentes qu’il met en œuvre pour résoudre des problèmes apparemment insolubles – souvent d’ailleurs dans des situations de vie ou de mort, l’obligeant à improviser des dispositifs complexes en quelques minutes – ont été une attraction majeure.

Tous les exploits de ce héros sont fondés sur des principes scientifiques.

 

Germain Magat

Vortex decoding

L’installation est constituée de deux canons à vortex dans lequel est injecté de la fumée.
Leur déclenchement est automatisé par une pulsation des membranes de haut- parleurs.

Les indiens des plaines d’amérique du nord produisaient des signaux de fumée pour communiquer sur de longues distances. Ces communautés indigènes, ayant chacune un dialecte différent, pouvaient alors échanger des messages grâce à ce langage codé.

Depuis 1982, dans la région de Povarovo, en Russie, un émetteur radio ondes courtes diffuse d’étranges signaux sonores constitués de bips, buzz et bourdonnements. Surnommé the buzzer, l’origine et le rôle de cette radio restent un mystère pour le grand public. Elle exerce une véritable fascination et alimente les fantasmes. Il est donc question de communication codée.
Mon travail consiste à présenter un dispostif qui automatise un mode de communication aujourd’hui désuet, et, ici, dénué d’intention et d’interprétation, pour tenter d’entrevoir sa substance, sa forme, son rythme et sa force.

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Kristina Sandqvist

Résonance colorée.

Un film plastique recouvert d’eau colorée est tendu au-dessus d’un haut-parleur. L’eau se met en mouvement au rythme des sons émis par le haut-parleur dans un spectre de fréquences comprises entre 20 et 100 Hz.

Je m’intéresse au phénomène de la résonance. Avec des éléments assez bruts, je veux créer une œuvre visuelle qui montre le mouvement issu de la résonance.

Pendant l’élaboration du projet, j’ai étudié la façon dont on peut « rendre visible » le son dans différents matériaux.

Avec ce dispositif, je propose au visiteur de « regarder le son » et d’en « écouter le mouvement ».

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Emilie Grangié

Interruption.

Interrogeant les phénomènes de gravité et d’électrostatique, Interruption est une colonne de soutènement interrompue à mi-hauteur par un vide  de quatre centimètres dans lequel de petits bouts de papier entraînés par un disque vinyle chargé en électricité statique, se dressent et dansent.

En attirant l’attention sur un élément structurel faisant partie de notre quotidien, cette installation montre une colonne qui, au premier abord, ressemble aux autres, mais se révèle incongrue et structurellement impossible dès que le regard s’y attarde. Sa fonction principale lui ayant été retirée, elle semble n’avoir pour seule raison d’être que de laisser place au questionnement.

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Elisabeth Yau

Aquarium.

La boîte en plastique est constituée de plaques acryliques collées. Des lentilles alimentaires sont peintes en jaune et bleu sombre. la solution est formée d’eau, de vinaigre, de bicarbonate de soude et de colorant alimentaire. Enfin, la boîte est entouré par du bicarbonate de soude. Ce phénomène traite du Principe d’archimède. les boules de dioxyde de carbone sont attirées par les lentilles, ce qui augmente leur volume. La force de flottaison augmente et pousse les lentilles vers le haut. Quand le dioxyde de carbone s’échappe dans l’atmosphère, les lentilles retombent.

Je donne souvent à mes œuvres une esthétique légère, douce et propre. La transparence du plastique, la lumière qui passe à travers et les couleurs vives créent une ambiance chaleureuse inspiré par le vivant. La dance imprévisible et irrégulière des lentilles, nous invite à attendre le prochain soubresaut, s’il y en a un. Prenez une pincée de bicarbonate de soude et regardez, l’aquarium devient vivant.

http://www.dailymotion.com/video/xo7dhv_aquarium_creation

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Marta Polenghi

Imperceptiblement perceptible. Coton, oeillets, colorants alimentaires.
Chaque jour nous sommes entourés par de la matière qui se transforme graduellement. Parfois le phénomène physique est bien évident, parfois il faut quelque chose d’autre pour s’en rendre compte. J’ai choisi de mettre en évidence la façon dont les fleurs boivent de l’eau constamment pour continuer le cycle de la vie. Cela fait partie de notre quotidien. Et pourtant on n’y fait pas attention. mais voilà, il suffit d’ajouter un peu de couleur dans l’eau pour en changer la nature et le rendre ce phénomène visible. C’est terriblement simple, mais en même temps il faut mettre ses sens en éveil, bien regarder et savoir attendre. C’est le temps qui passe qui va créer la beauté de ce phénomène.

Les fleurs sont présentées dans leur simplicité, plongées dans du coton imbibé d’eau colorée.

Minimalisme et simplicité sont les mots-clés pour exposer un phénomène aussi naturel.

 

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Guillaume Pichot

Comportement. vidéo : 3,36mn.
Il s’agit d’une vidéo présentant un dispositif composé de trois tasseaux de bois disposés verticalement et espacés de quelques centimètres.

Placé sous la vis d’une presse on peut observer l’action de la vis descendant lentement exercer une pression sur les pièces de bois.

Cette pression appliquée lentement provoque le ploiement, l’éclatement puis l’arrachement des fibres. Durant cette période, des phénomènes sonores viennent souligner l’effet oppressant par des bruits plus ou moins secs d’éclatement et de fumée soulevée par les vibrations. le temps et les intervalles irréguliers des phénomènes physiques ont pour but de provoquer un sentiment de curiosité, voir d’oppression chez le spectateur.

Ces sentiments sont libérés de tous effets par la chute des tasseaux sur le sol.

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