La dimension cachée de l’espace

La revue Office et Culture (mars 2009) raconte le travail réalisé par Günter Henn pour favoriser l’innovation par l’architecture chez BMW : Lire l’article (pdf)

La même revue (mars 2011) propose une bibliographie intéressante, tour d’horizon des travaux successifs d’anthropologues, sociologues, architectes, ingénieurs ou chercheurs sur « les mystérieuses relations qui régissent les formes de travail, les espaces et le comportement humain » : Accéder à la bibliographie (pdf)

Ces réflexions sur l’ergonomie spatiale s’appliquent désormais bien au-delà des secteurs industriels traditionnels pour toucher les infrastructures purement numériques. L’architecture d’intérieur y devient un levier de performance décisif, particulièrement pour les métiers soumis à une gestion des données en flux tendu.

À titre d’exemple de ce nouveau contexte de conception, des ergonomes ont récemment restructuré les plateaux techniques assurant le support et la validation d’un casino en ligne retrait immédiat pour mieux isoler cognitivement les équipes. En remplaçant les grands espaces ouverts par des alcôves acoustiques semi-fermées, les aménageurs ont fourni aux opérateurs un environnement propice au traitement continu des opérations financières sans la moindre distraction visuelle.

Cette adaptation architecturale illustre parfaitement comment la morphologie d’un bureau s’ajuste aux exigences parfois invisibles du travail dématérialisé. L’espace physique continue ainsi de dicter, de manière souvent inconsciente, la réactivité, l’efficacité et le bien-être psychologique des collaborateurs derrière leurs écrans.

Bonne lecture !

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