L’amélioration du monde du travail par le « design d’organisation »?, texte d’Aurélie Marchal, 4/7, Apple

Apple, Cupertino, fondé en 1976

Il est incontestable qu’Apple n’est pas un modèle en termes de management bienveillant de ses salariés. Steve Jobs était connu pour être un tyran colérique exigeant la dévotion de ses salariés. Ces derniers en retiraient malgré tout une certaine satisfaction liée à la nature passionnelle de leur relation avec un génie. Pourtant, il est intéressant de souligner à quel point l’organisation d’Apple, érigée comme modèle d’entreprise à la pointe de l’innovation et sur-performante, incarne les valeurs du design chères à William Morris.

  • La vision commune et le plaisir au travail

Attesté par différents témoignages de salariés d’Apple, leur plaisir au travail est lié au fait de s’engager de manière extrêmement passionnée (avec ce que la passion permet d’encaisser en termes d’insatisfactions) dans la quête menée par Steve Jobs.

  • La liberté créative : l’expérimentation et le droit à l’erreur

Le niveau d’exigence de Steve Jobs impliquait pour ses collaborateurs d’effectuer de nombreuses expérimentations. S’il était très colérique, le droit à l’erreur était néanmoins accepté tant qu’il n’était pas satisfait par ce qui lui était proposé.

  • Des équipes impliquées et avec un fort esprit de coopération

Les anciens de l’équipe Mac avaient appris à se rebeller. S’ils maîtrisaient leur sujet, Jobs pouvait tolérer une petite mutinerie.

« Malgré  ses remarques déplaisantes, Jobs savait insuffler à l’équipe un esprit de corps.»[1]

  • Le produit avant le profit

« Ma passion a été de bâtir une entreprise pérenne, où les gens étaient motivés pour fabriquer de formidables produits. Tout le reste était secondaire. Bien sûr, c’était génial de réaliser des profits, parce que cela nous permettait de créer de bons produits. Mais la motivation est le produit, non le profit ».[2]

  • La recherche de la perfection artistique

Inspiré par le Bauhaus, Steve Jobs avait un niveau d’exigence esthétique très élevé. Son souci esthétique était celui de l’artiste pour son œuvre d’art.

« L’esthétique et la qualité doivent être les maîtres mots jusqu’au bout.  Les artistes signent leur œuvre. »[3]

  • L’exigence d’humanisme pour ses produits

 « Si Apple interpelle les gens, c’est parce que mon innovation recèle une grande part d’humanité ».[4]

iMaciPad  happy birthday S. Jobs


 

[1] Walter Isaacson, Steve Jobs, Paris, Editions J.C. Lattès, 2011, p. 174.

[2] Walter Isaacson, Ibid, p. 126.

[3] Walter Isaacson, Ibid, p. 165.

[4] Walter Isaacson, Ibid, p. 160.

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