{"id":56,"date":"2012-10-29T10:42:29","date_gmt":"2012-10-29T10:42:29","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/?page_id=56"},"modified":"2013-11-04T15:25:42","modified_gmt":"2013-11-04T15:25:42","slug":"recherche","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/recherche\/","title":{"rendered":"l&rsquo;oeuvre d&rsquo;art \u00e0 l&rsquo;\u00e8re des industries cr\u00e9atives"},"content":{"rendered":"<p>PROJET \u00ab ANOMIES \u00bb<\/p>\n<p>R\u00e9sidence Audrey Cottin \/ Rapha\u00eble Jeune<br \/>\nPh\u00e9norama automne 2012 \/ ENSCI<\/p>\n<p>Le laboratoire Ph\u00e9norama de l\u2019ENSCI, inscrit dans le LABEX Cr\u00e9ation, Art, Patrimoine, a invit\u00e9<\/p>\n<p>Audrey Cottin et Rapha\u00eble Jeune pour sa premi\u00e8re session de r\u00e9sidence trimestrielle, du 8 octobre<\/p>\n<p>2012 au 7 janvier 2013.<\/p>\n<p>La r\u00e9sidence d\u2019Audrey Cottin et Rapha\u00eble Jeune, sous le titre \u00ab Anomies \u00bb, consistera \u00e0<\/p>\n<p>d\u00e9velopper des lignes de recherches communes, curatoriales et th\u00e9oriques pour la premi\u00e8re, de<\/p>\n<p>cr\u00e9ation artistique pour la seconde, autour de la notion d\u2019anomie, dans le contexte d\u2019un triple<\/p>\n<p>questionnement :<\/p>\n<p>&#8211; le processus cr\u00e9atif<\/p>\n<p>&#8211; les relations entre l\u2019art et l\u2019industrie<\/p>\n<p>&#8211; les formes collectives<\/p>\n<p>CHAMPS DE RECHERCHE DES RESIDENTES<\/p>\n<p>Audrey Cottin, artiste<br \/>\nAudrey Cottin, artiste fran\u00e7aise vivant \u00e0 Bruxelles, d\u00e9veloppe un travail qui repose sur la<br \/>\nperformance et la collaboration comme forme plastique. Elle intervient dans ce qu\u2019elle nomme des<br \/>\nbiotopes, des situations qu\u2019elle choisit ou dans lesquelles elle est convi\u00e9e, et invite des personnes<br \/>\ndans une construction collective dont le processus cr\u00e9atif, avec tous ses al\u00e9as, fait l\u2019\u0153uvre.<br \/>\nLes formes qu\u2019elle produit le sont donc collectivement, et la qualit\u00e9 d\u2019auteur est partag\u00e9e par les<br \/>\npersonnes impliqu\u00e9es.<br \/>\nNe produisant pas d\u2019objet destin\u00e9 \u00e0 une exposition ult\u00e9rieure, la d\u00e9marche d\u2019Audrey Cottin repose<br \/>\nsur le devenir de la forme, se situant dans la lign\u00e9e de l\u2019art \u00e9v\u00e9nementiel. Elle s\u2019int\u00e9resse a ce qui<br \/>\nadvient dans la rencontre et la forme obtenue n\u2019est jamais cadr\u00e9e \u00e0 l\u2019avance.<\/p>\n<p>Rapha\u00eble Jeune, doctorante<br \/>\nCommissaire d\u2019exposition et doctorante \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Rennes 2, Rapha\u00eble Jeune axe sa recherche sur<br \/>\nles formes de l\u2019\u00e9v\u00e9nement dans l\u2019art \u00e0 l\u2019\u00e8re des industries cr\u00e9atives. Elle s\u2019int\u00e9resse aux d\u00e9marches<br \/>\nartistiques et curatoriales qui reposent sur une dynamique \u00e9v\u00e9nementielle au sens philosophique<br \/>\ndu terme : surgissement de l\u2019impr\u00e9vu, prise de forme et de sens dans l\u2019instant pr\u00e9sent, disponibilit\u00e9<br \/>\n\u00e0 ce qui advient, etc. Sont concern\u00e9es les formes de la performance mais aussi des \u0153uvres d\u2019autres<br \/>\nregistres (installation, sculptures, processus, dispositifs) qui recourent \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement ainsi entendu.<\/p>\n<p>PROJET DE RECHERCHE COMMUN : \u00ab ANOMIES \u00bb<\/p>\n<p>Audrey Cottin et Rapha\u00eble Jeune ont choisi de travailler sur la notion d\u2019anomie qu\u2019elles partagent<br \/>\ndans leurs pr\u00e9occupations. L\u2019anomie est le caract\u00e8re de ce qui n\u2019a pas de loi, n\u2019est pas nomm\u00e9.<br \/>\nL\u2019anomie, dans son sens positif, inspir\u00e9 par le philosophe Jean-Marie Guyau (1834-1888), est<br \/>\n\u00ab cr\u00e9atrice de formes nouvelles de relations humaines, d\u2019autonomies qui ne sont pas celles d\u2019une<\/p>\n<p>r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des normes constitu\u00e9es mais ouvertes sur une cr\u00e9ativit\u00e9 possible (\u2026), elle incite l\u2019individu<br \/>\n\u00e0 des sociabilit\u00e9s jusque-l\u00e0 inconnues \u00bb.<\/p>\n<p>&gt; Pour Audrey Cottin, l\u2019anomie caract\u00e9rise le mode d\u2019ouverture dans lequel la forme prend corps,<br \/>\nson devenir. Elle ne conna\u00eet jamais par avance non seulement les contours de cette forme, mais aussi<br \/>\nses composantes, son rythme, sa temporalit\u00e9, son ampleur spatiale. Audrey Cottin attache beaucoup<br \/>\nd\u2019importance au collectif, aux relations qui s\u2019instaurent et \u00e9voluent dans un groupe, entra\u00eenant<br \/>\ndes mutations dans la pens\u00e9e et les sensations de chacun vis \u00e0 vis des autres et d\u2019eux-m\u00eame. Dans<br \/>\nson travail, la forme collective s\u2019av\u00e8re anomiques dans le sens o\u00f9 les relations qui se tissent ne<br \/>\nr\u00e9pondent \u00e0 aucune norme pr\u00e9tablie et o\u00f9 elle s\u2019invente au fur et \u00e0 mesure de son apparition, ce<br \/>\nprocessus temporel \u00e9tant homoth\u00e9tique avec le temps de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>&gt; Pour Rapha\u00eble Jeune, l\u2019anomie est au fondement de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, car ce qui advient n\u2019est jamais<br \/>\nnomm\u00e9, n\u2019est jamais connu par avance. Ce qui vient, nous l\u2019ignorons. L\u2019anomie est une notion qui,<br \/>\nselon elle, permet d\u2019aller plus loin dans la compr\u00e9hension de la place de l\u2019art aujourd\u2019hui par rapport<br \/>\n\u00e0 l\u2019industrie et \u00e0 l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p>&gt; Pour l\u2019ENSCI, l\u2019anomie est une notion reli\u00e9e \u00e0 l\u2019invention de ce qui n\u2019existe pas encore, de ce qui<br \/>\nn\u2019est pas encore nomm\u00e9. La cr\u00e9ation industrielle entretient un rapport crucial \u00e0 l\u2019avenir, qu\u2019il s\u2019agit<br \/>\ntout autant d\u2019anticiper que de cr\u00e9er. Avec l\u2019absence de d\u00e9terminant qu\u2019elle suppose, l\u2019anomie<br \/>\npourrait ouvrir un champ de possibilit\u00e9s inou\u00efes, voire m\u00eame d\u2019impossibilit\u00e9s, c\u2019est \u00e0 dire de choses,<br \/>\nde faits, \u00e0 venir, mais que l\u2019on ne peut m\u00eame pas envisager aujourdhui. Comme pour Audrey Cottin,<br \/>\nl\u2019anomie peut \u00eatre rapproch\u00e9e de la dimension collective, la cr\u00e9ation industrielle \u00e9tant le fruit de<br \/>\nl\u2019intelligence collective et de process de production engageant de nombreuses comp\u00e9tences diverses<br \/>\net compl\u00e9mentaires et les produits de la cr\u00e9ation industrielles s\u2019adressant parfois \u00e0 des groupes<br \/>\nsociaux.<\/p>\n<p>L\u2019anomie peut-\u00eatre mise en regard de deux autres notions qui la cernent : l\u2019autonomie et<br \/>\nl\u2019h\u00e9t\u00e9ronomie. L\u2019autonomie est la qualit\u00e9 de ce qui n\u2019ob\u00e9it qu\u2019\u00e0 sa propre loi, et l\u2019h\u00e9t\u00e9ronomie<br \/>\ncaract\u00e9rise ce qui subit la loi du milieu environnant.<\/p>\n<p>Nous nous proposons de partir de cette trilogie pour explorer plus avant les conditions d\u2019existence<br \/>\ndes choses entre art et industrie :<br \/>\n&#8211; traditionnellement, on dit que l\u2019\u0153uvre d\u2019art est autonome, qu\u2019elle ne r\u00e9pond qu\u2019\u00e0 sa propre loi,<br \/>\nque cela signifie-t-il ? Son retrait dans un espace blanc pr\u00e9tendument neutre en est-il le symt\u00f4me ?<br \/>\nQu\u2019en est-il des \u0153uvres contextuelles ?<br \/>\n&#8211; l\u2019objet utilitaire, industriel, r\u00e9pond \u00e0 un besoin qui lui donne sa forme et son fonctionnement, est-il<br \/>\npour autant h\u00e9t\u00e9ronome ? L\u2019objet utilitaire peut-il contenir une part d\u2019autonomie ?<br \/>\n&#8211; l\u2019anomie caract\u00e9riserait l\u2019absence de loi, il n\u2019y aurait ni la loi en propre, ni celle du milieu. Ne<br \/>\npourrait-elle fournir un r\u00e9gime interm\u00e9diaire, ou une ouverture vers un champ o\u00f9 rien n\u2019est<br \/>\npr\u00e9d\u00e9fini ? Ou l\u2019on observerait les choses dans leur processus d\u2019apparition sans tenter de les d\u00e9finir<br \/>\nselon des r\u00e8gles pr\u00e9existantes.<\/p>\n<p>STRUCTURE DE NOTRE INTERVENTION \u00c0 PH\u00c9NORAMA<\/p>\n<p>Notre projet \u00ab Anomie \u00bb se d\u00e9roulera en trois temps:<br \/>\n&#8211; un temps p\u00e9dagogique \u00e0 l\u2019ENSCI : interventions aupr\u00e8s des \u00e9tudiants du studio Arts Plastiques<br \/>\n(octobre \u00e0 d\u00e9cembre)<br \/>\n&#8211; un temps artistique au Centre Pompidou : performance propos\u00e9es dans les espaces du Centre avec<br \/>\nla complicit\u00e9 des post-doctorants du Labex, en janvier ou f\u00e9vrier<\/p>\n<p>&#8211; Un temps scientifique \u00e0 l\u2019INHA : une conf\u00e9rence de cl\u00f4ture de la r\u00e9sidence permettra d\u2019en \u00e9tablir le<br \/>\nbilan avec l\u2019aide, si possible, d\u2019un ou de deux personnes ext\u00e9rieures.<\/p>\n<p>1\/ Temps p\u00e9dagogique \/ ENSCI \/ 8\/10\/12-07\/01\/13<br \/>\nNous proposons aux \u00e9l\u00e8ves de r\u00e9fl\u00e9chir sur la triade anomie\/autonomie\/h\u00e9t\u00e9ronomie par rapport<br \/>\nau processus cr\u00e9atif entre l\u2019art et la cr\u00e9ation industrielle. Cet atelier alliera la mise en place d\u2019une<br \/>\nr\u00e9flexion th\u00e9orique sur ces notions \u00e0 la production d\u2019un travail pratique dont le r\u00e9sultat sera<br \/>\npr\u00e9sent\u00e9 dans l\u2019exposition de cl\u00f4ture en janvier dans le hall de l\u2019\u00e9cole.<br \/>\nQuelques pistes de travail :<br \/>\n&#8211; cr\u00e9er un objet\/processus en sp\u00e9culant sur la dualit\u00e9 autonomie \/ h\u00e9t\u00e9ronomie.<br \/>\n&#8211; partir d\u2019une chose existante (objet, proc\u00e9dure) et d\u00e9construire sa causalit\u00e9, sa raison d\u2019\u00eatre jusqu\u2019\u00e0<br \/>\n\u00e9puisement\u2026 produire une forme issue de cette d\u00e9construction.<br \/>\n&#8211; prendre une chose utilitaire et la penser comme une \u0153uvre, voir quelles cons\u00e9quences cela a dans<br \/>\nla relation entretenue avec la chose (quelques retours sur des faits d\u2019histoire de l\u2019art, cf Marcel<br \/>\nDuchamp, Joseph Kosuth, Pieter Engels).<br \/>\n&#8211; Quelle anomie peut na\u00eetre du processus organique de confrontation collective ? Quelles alt\u00e9rations<br \/>\ndes conceptions de chacun par les autres pour quelles dynamiques d\u2019invention (invention de<br \/>\nl\u2019impossible, de l\u2019impr\u00e9visible, etc.).<\/p>\n<p>Certains auteurs ayant abord\u00e9 ces notions offriront une bo\u00eete \u00e0 outil \u00e0 exploiter : Jacques Ranci\u00e8re,<br \/>\nEmmanuel Kant, Jean-Marie Guyau, Jean Duvignaud.<\/p>\n<p>2\/ Temps artistique \/ Centre Pompidou \/ Date \u00e0 d\u00e9finir, entre janvier et f\u00e9vrier<br \/>\nPour r\u00e9aliser une performance le temps d\u2019une soir\u00e9e, Audrey Cottin souhaite, en collaboration<br \/>\navec Rapha\u00eble Jeune, solliciter la participatio active des post-doctorants du Labex Cr\u00e9ation, Art,<br \/>\nPatrimoine, qui seront en contrat en 2013. Il s\u2019agira de proposer \u00e0 ces chercheurs d\u2019\u00e9laborer une<br \/>\nforme collective in situ, dans les espaces du centre pompidou, le temps d\u2019une soir\u00e9e, en mettant en<br \/>\njeu leur champ de recherche respectif dans l\u2019environnement du centre, dans le contexte du labex<br \/>\n(enjeux, strat\u00e9gie, structuration) et en lien avec les recherches des autres chercheurs (mutualisation<br \/>\ndes savoirs, ponts entre les th\u00e9matiques, confrontations, sauts g\u00e9ographiques et historiques, etc.).<br \/>\nCette d\u00e9marche explorera une mani\u00e8re alternative de cr\u00e9er de la transversalit\u00e9 entre des champs du<br \/>\nsavoir qui restent parfois \u00e9loign\u00e9s les uns des autres, et dont le frottement peut g\u00e9n\u00e9rer de l\u2019inou\u00ef.<\/p>\n<p>Par exemple, si l\u2019on prend deux th\u00e9matiques de recherches de post-doctorants de l\u2019ann\u00e9e<br \/>\npr\u00e9c\u00e9dente :<br \/>\nH\u00e9l\u00e8ne Fleckinger, histoire du cin\u00e9ma, Contribution \u00e0 une histoire de la vid\u00e9o des premiers temps en<br \/>\nFrance (1968-1981) : pratiques militantes et exp\u00e9rimentations formelles Paris 1 (recrut\u00e9e MCF\u00e0 P8,<br \/>\nseptembre 2012)<br \/>\net<br \/>\nHadji Malick Ndiaye, histoire de l&rsquo;art, M\u00e9moires de l&rsquo;objet dans l&rsquo;espace mus\u00e9al : patrimoines de<br \/>\nl&rsquo;esclavage et cr\u00e9ation artistique contemporaine<\/p>\n<p>Quelle forme d\u2019interpr\u00e9tation libre peut \u00e9merger de leur croisement, quels mots, quels concepts,<br \/>\nquelles images ?<\/p>\n<p>La forme, le lieu, les participants, leurs actions se d\u00e9finiront au fur et \u00e0 mesure du processus de<br \/>\ntravail jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019action. Nous souhaitons les amener \u00e0 travailler avec nous sur la \u00ab mise en<br \/>\nsc\u00e8ne \u00bb de leur participation. Ils pourront \u00eatre amen\u00e9s \u00e0 \u00eatre eux-m\u00eames performeurs.<\/p>\n<p>3\/ Temps scientifique \/ INHA \/ Date \u00e0 d\u00e9finir en janvier ou f\u00e9vrier (apr\u00e8s date Centre Pompidou)<\/p>\n<p>Une conf\u00e9rence r\u00e9unissant le bin\u00f4me Audrey Cottin\/Rapha\u00eble Jeune, certains des postdoctorants<br \/>\nayant particip\u00e9 au projet 2, et si possible un ou deux invit\u00e9s ext\u00e9rieurs au Labex (invit\u00e9es \u00e0 apporter<br \/>\nleur analyse de l\u2019exp\u00e9rience, par ex. Boyan Manchev, Alexandre Costanzo), permettra de revenir<br \/>\nsur les diff\u00e9rents temps et aspects des pistes d\u00e9ploy\u00e9es pendant la r\u00e9sidence et d\u2019en analyser les<br \/>\nr\u00e9sultats.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PROJET \u00ab ANOMIES \u00bb R\u00e9sidence Audrey Cottin \/ Rapha\u00eble Jeune Ph\u00e9norama automne 2012 \/ ENSCI Le laboratoire Ph\u00e9norama de l\u2019ENSCI, inscrit dans le LABEX Cr\u00e9ation, Art, Patrimoine, a invit\u00e9 Audrey Cottin et Rapha\u00eble Jeune pour sa premi\u00e8re session de r\u00e9sidence&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/recherche\/\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":302,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":{"spay_email":"","footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"class_list":["post-56","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/56","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/wp-json\/wp\/v2\/users\/302"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=56"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/56\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1080,"href":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/56\/revisions\/1080"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.ensci.com\/phenorama\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=56"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}