{"id":620,"date":"2013-03-10T21:09:04","date_gmt":"2013-03-10T20:09:04","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.ensci.com\/humanitesnumeriques\/?p=620"},"modified":"2013-03-10T21:09:04","modified_gmt":"2013-03-10T20:09:04","slug":"diffusion-des-tic-et-developpement-humain","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/blog.ensci.com\/humanitesnumeriques\/2013\/03\/10\/diffusion-des-tic-et-developpement-humain\/","title":{"rendered":"Diffusion des TIC et d\u00e9veloppement humain"},"content":{"rendered":"<p><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n<p>Les populations des pays en d\u00e9veloppement ont moins acc\u00e8s aux ordinateurs et \u00e0 internet que celles des pays riches. Cet \u00e9tat de fait est souvent mis en avant par les gouvernements et les grandes entreprises, sous le nom de \u00ab\u00a0fracture num\u00e9rique\u00a0\u00bb, afin de montrer la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;\u00e9quiper les Suds en mat\u00e9riel informatique, en infrastructures territoriales et en logiciels, pour acc\u00e9der \u00e0 internet. Cette diffusion des nouvelles technologies, certes profitable \u00e0 ceux qui l&rsquo;offrent, est-elle vraiment un vecteur de d\u00e9veloppement humain ? Dans quelles conditions les possibilit\u00e9s d&rsquo;internet deviennent-elles b\u00e9n\u00e9fiques aux utilisateurs ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences personnelles :<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fracture_num%C3%A9rique_(g%C3%A9ographique)\">L&rsquo;article de wikip\u00e9dia sur la \u00ab\u00a0fracture num\u00e9rique g\u00e9ographique\u00a0\u00bb.<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/barthes.ens.fr\/articles\/Guichard-mythe-fracture-num.html\">La d\u00e9-construction du concept non-valide de \u00ab\u00a0fracture num\u00e9rique\u00a0\u00bb, et l&rsquo;analyse des raisons de sa popularit\u00e9. Par \u00c9ric Guichard en 2009.<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/web\/revues\/home\/prescript\/article\/quad_0987-1381_2007_num_63_1_1775\">Une explication de l&rsquo;usage du terme \u00ab\u00a0fracture\u00a0\u00bb par le pouvoir, et une analyse de sa port\u00e9e id\u00e9ologique. Par Elise Vandeninden en 2007.<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/blog.ensci.com\/humanitesnumeriques\/2013\/01\/07\/tic-et-developpement-exemple-de-lafrique\/\">Article d&rsquo;Ivan Dem\u00e9ocq sur les TIC et le d\u00e9veloppement en Afrique. R\u00e9alis\u00e9 en septembre 2012 en humanit\u00e9 num\u00e9rique \u00e0 l&rsquo;ENSCI.<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.faso-tic.net\/\">L&rsquo;observatoire des TIC au Burkina.<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.arce.bf\/spip.php?article6\">Un mot du pr\u00e9sident de l&rsquo;Autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des communications \u00e9lectroniques du Burkina Faso.<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extrait du document de recherche universitaire<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/tel.archives-ouvertes.fr\/docs\/00\/67\/08\/19\/PDF\/17758_DAKOURE_2011_archivage.pdf\"><strong>Promotion de dispositifs multim\u00e9dias au Burkina Faso : pratiques, discours et strat\u00e9gies d&rsquo;acteurs<\/strong><\/a><\/p>\n<p><em>Th\u00e8se de doctorat en sciences de l&rsquo;information et de la communication d&rsquo;\u00c9variste Dakour\u00e9, dirig\u00e9e par Philippe Quinton \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Grenoble.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Facteurs d\u2019adh\u00e9sion aux discours d\u2019accompagnement des TIC au Burkina<\/p>\n<p>La confrontation des hypoth\u00e8ses avec les donn\u00e9es de terrain a permis de pr\u00e9ciser les facteurs \u00e9conomiques, financiers, sociopolitiques qui am\u00e8nent les acteurs, \u00e9tatiques, priv\u00e9s et associatifs \u00e0 promouvoir les dispositifs multim\u00e9dias au Burkina Faso. Les deux premiers chapitres de la deuxi\u00e8me partie ont montr\u00e9 que les int\u00e9r\u00eats financiers, notamment ceux des op\u00e9rateurs de t\u00e9l\u00e9communication et ceux de l\u2019\u00c9tat, sont imbriqu\u00e9s. Cela donne lieu \u00e0 des conflits entre ces acteurs. L\u2019observation du renouvellement des licences des op\u00e9rateurs de t\u00e9l\u00e9phonie au Burkina a montr\u00e9 le type de conflit qui peut na\u00eetre entre l\u2019\u00c9tat et les acteurs priv\u00e9s des t\u00e9l\u00e9coms : telle la coupure momentan\u00e9e du r\u00e9seau de l\u2019op\u00e9rateur T\u00e9l\u00e9cel avec lequel les pouvoirs publics burkinab\u00e9 ont d\u00e9cid\u00e9 \u00ab de hausser le ton \u00bb face \u00e0 ce qui peut \u00eatre qualifi\u00e9 de lenteur de certains op\u00e9rateurs quant \u00e0 leurs engagements financiers avec l\u2019\u00c9tat. Selon le point de vue d\u00e9fendu ici, on peut affirmer que cet aspect r\u00e9v\u00e8le un des facteurs qui am\u00e8nent l\u2019\u00c9tat \u00e0 soutenir les discours selon lesquels les TIC am\u00e9lioreront les conditions de vie des Burkinab\u00e9. Les deux premiers chapitres de la deuxi\u00e8me partie montrent comment le secteur des t\u00e9l\u00e9communications du fait de son caract\u00e8re capitalistique, de sa forte financiarisation, est source d\u2019entr\u00e9es financi\u00e8res importantes pour les acteurs du milieu, y compris l\u2019\u00c9tat. Ce secteur \u00e9tant moins d\u00e9velopp\u00e9 en Afrique que dans les autres continents, cela fait de celui-ci (y compris du Burkina) un march\u00e9 important pour des multinationales \u00e0 la recherche de part de march\u00e9.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de ces facteurs financiers, le travail montre l\u2019importance d\u2019autres facteurs d\u2019adh\u00e9sion de l\u2019\u00c9tat aux discours d\u2019accompagnement des TIC au Burkina, par exemple la cr\u00e9ation des emplois dans le domaine des t\u00e9l\u00e9communications. On peut y ajouter la volont\u00e9 pour l\u2019\u00c9tat de montrer que ses politiques de lib\u00e9ralisation\/privatisation dans le secteur des t\u00e9l\u00e9communications (mais aussi dans d\u2019autres domaines) ne r\u00e9pondent pas \u00e0 des injonctions ext\u00e9rieures mais renvoient \u00e0 une planification \u00e9tablie par l\u2019\u00c9tat burkinab\u00e9 avec l\u2019appui de partenaires. Les analyses de la deuxi\u00e8me partie, montrent que pour certains acteurs associatifs notamment, les politiques publiques des TIC au Burkina sont \u00ab dict\u00e9es \u00bb par des institutions d\u2019aides au d\u00e9veloppement, entre autres. Cette conception est critiquable. Certes il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 que l\u2019UE, l\u2019UIT, le Conseil Economique pour l\u2019Afrique (organisme onusien), pour ne citer que ces institutions, influencent les politiques publiques des TIC au Burkina. Mais pour autant, la d\u00e9marche men\u00e9e ici prend ses distances avec ceux qui pensent que l\u2019\u00c9tat lib\u00e9ralise ou privatise dans le secteur des t\u00e9l\u00e9communications parce qu\u2019il est contraint, ou du moins uniquement pour cette raison. On peut affirmer que l\u2019\u00c9tat burkinab\u00e9, et au-del\u00e0 d\u2019autres \u00c9tats africains comme ceux du Mali ou du S\u00e9n\u00e9gal, trouvent leur compte dans ce lib\u00e9ralisme; \u00e0 travers des entr\u00e9es financi\u00e8res en termes de ventes et renouvellement de licences, en termes d\u2019entr\u00e9es fiscales ou de cr\u00e9ations d\u2019emplois, entre autres. Ces constats ont leur importance et conduisent \u00e0 penser qu\u2019il ne faudrait pas r\u00e9duire les politiques publiques des TIC ou plus particuli\u00e8rement la lib\u00e9ralisation du secteur des t\u00e9l\u00e9communications dans des pays comme le Burkina, \u00e0 l\u2019intervention de puissances \u00e9trang\u00e8res, qu\u2019elles soient \u00e9tatiques ou non. D\u2019autres enjeux contribuent aussi \u00e0 expliquer le fait que des ONG\/associations alimentent les discours d\u2019accompagnement des TIC au Burkina Faso. Il a \u00e9t\u00e9 vu dans le chapitre 1 de la troisi\u00e8me partie que ces acteurs s\u2019approprient les discours v\u00e9hicul\u00e9s par des promoteurs internationaux des TIC, des institutions de d\u00e9veloppement, des ONG internationales, entre autres. L\u2019usage des TIC comme une \u00ab notion valise \u00bb par ces acteurs associatifs, les am\u00e8nent \u00e0 associer ces TIC \u00e0 divers secteurs socio-\u00e9conomiques : TIC et agriculture, TIC et \u00e9ducation etc., afin d\u2019utiliser les possibilit\u00e9s offertes par ces dispositifs pour d\u00e9velopper ces secteurs. Ces acteurs se sont \u00e9galement appropri\u00e9 la notion de \u00ab fracture num\u00e9rique \u00bb et militent pour une vulgarisation de l\u2019acc\u00e8s aux TIC. Cela a donn\u00e9e lieu \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un groupe TIC et t\u00e9l\u00e9centre regroupant un ensemble de t\u00e9l\u00e9centres communautaires qui \u0153uvrent pour l\u2019accessibilit\u00e9 des Burkinab\u00e9 (notamment dans les milieux ruraux) aux TIC. L\u2019appropriation par les ONG\/associations des discours d\u2019accompagnement, entre dans le cadre d\u2019une d\u00e9marche de l\u00e9gitimation des actions de celles-ci. Il s\u2019agit pour elles, de justifier les apports de leurs actions de promotion des TIC pour l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie des personnes qui b\u00e9n\u00e9ficient de ces actions. Cette d\u00e9marche a pour finalit\u00e9, l\u2019obtention de financement pour des projets TIC. Ce travail a montr\u00e9 que tous les acteurs associatifs ne sont pas log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame enseigne, selon qu\u2019il s\u2019agit d\u2019associations ou de structures b\u00e9n\u00e9ficiant du statut d\u2019ONG. En effet, ces derni\u00e8res b\u00e9n\u00e9ficient de subventions de la part de l\u2019\u00c9tat pour la conduite de leurs activit\u00e9s. Les ONG peuvent notamment obtenir des d\u00e9taxes douani\u00e8res pour l\u2019importation de mat\u00e9riels informatiques utilis\u00e9s pour le fonctionnement de ces organisations. Les associations de promotion des TIC n\u2019ont pas droit \u00e0 ces subventions, parce qu\u2019elles ne r\u00e9pondent pas aux crit\u00e8res \u00e9volutifs que l\u2019\u00c9tat met en place pour limiter le nombre d\u2019attributions du statut d\u2019ONG. Cette situation engendre deux cons\u00e9quences : d\u2019une part les associations sont limit\u00e9es dans leur possibilit\u00e9 de vendre du mat\u00e9riel informatique et\/ou des terminaux de t\u00e9l\u00e9phonie, \u00e0 bas prix pour l\u2019\u00e9quipement des populations. Et d\u2019autre part ces associations sont aussi limit\u00e9es dans la possibilit\u00e9 d\u2019importer des \u00e9quipements de seconde main pour cr\u00e9er et\/ou \u00e9quiper des cybercaf\u00e9s communautaires dans les localit\u00e9s rurales notamment. Ce travail a permis de distinguer deux types de rapport entre les ONG\/associations de promotion des TIC et l\u2019\u00c9tat burkinab\u00e9. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 cet \u00c9tat entretient des relations privil\u00e9gi\u00e9es avec les structures ayant un statut d\u2019ONG, parce que l\u2019\u00c9tat estime que leurs actions compl\u00e8tent avantageusement les plans et programmes de d\u00e9veloppement du gouvernement. En outre les autorit\u00e9s administratives consid\u00e8rent ces ONG comme des partenaires privil\u00e9gi\u00e9s parce qu\u2019elles disposent de moyens financiers, humains et techniques pour mener des actions qui auraient un impact concret sur les populations. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 l\u2019\u00c9tat burkinab\u00e9 soutient les associations de promotion des TIC (celles qui n\u2019ont pas le statut d\u2019ONG) en leur offrant (par exemple) des salles \u00e9quip\u00e9es pour des formations, mais ces associations re\u00e7oivent moins d\u2019aides de la part de l\u2019\u00c9tat compar\u00e9 aux b\u00e9n\u00e9fices dont peuvent jouir les structures au statut d\u2019ONG. Il est apparu aussi que les types de relations que l\u2019\u00c9tat entretient avec les acteurs associatifs au Burkina sont similaires \u00e0 ce qui se passe au Mali. Cependant, au S\u00e9n\u00e9gal, la situation est diff\u00e9rente. Dans ce pays, certains acteurs associatifs sont plus \u00e9troitement li\u00e9s \u00e0 la conception et \u00e0 la conduite des politiques publiques des TIC que dans les deux premiers pays cit\u00e9s. M\u00eame s\u2019il convient de pr\u00e9ciser qu\u2019au S\u00e9n\u00e9gal aussi, certaines associations n\u2019ont pas de relations privil\u00e9gi\u00e9es avec l\u2019\u00c9tat. Ce travail s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 aux ONG\/associations de promotion des TIC au Burkina, au Mali, et montre en quoi elles rencontrent des difficult\u00e9s dans le financement de leurs activit\u00e9s. La fin de la p\u00e9riode de projet, ou le manque de moyens financiers de certains bailleurs, constituent une difficult\u00e9 majeure que rencontrent ces acteurs associatifs. Cet aspect, conjugu\u00e9 avec le peu de soutien que l\u2019\u00c9tat burkinab\u00e9 apporte aux associations de promotion des TIC, pourrait retarder davantage l\u2019acc\u00e8s aux dispositifs multim\u00e9dias, en particulier dans les milieux ruraux burkinab\u00e9. Les enqu\u00eates de terrain ont permis de caract\u00e9riser les diverses m\u00e9diations que les dispositifs multim\u00e9dias permettent dans le cadre de l\u2019organisation et du fonctionnement des ONG\/associations. On peut consid\u00e9rer cela comme faisant partie des facteurs d\u2019adh\u00e9sion de ces acteurs aux discours d\u2019accompagnement des TIC. En effet, ces acteurs sont \u00e0 la fois promoteurs et utilisateurs de ces dispositifs. Il convient de noter que les projets men\u00e9s par ces acteurs leur permettent aussi d\u2019acqu\u00e9rir des \u00e9quipements pour leur propre utilisation. Par ailleurs les associations b\u00e9n\u00e9ficient de formations pour une meilleure appropriation des TIC.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ce que j&rsquo;en retiens<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/blog.ensci.com\/humanitesnumeriques\/files\/2013\/03\/humnumsch\u00e9ma.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-634\" alt=\"\" src=\"http:\/\/blog.ensci.com\/humanitesnumeriques\/files\/2013\/03\/humnumsch\u00e9ma-711x1024.jpg\" width=\"584\" height=\"841\" srcset=\"http:\/\/blog.ensci.com\/humanitesnumeriques\/files\/2013\/03\/humnumsch\u00e9ma-711x1024.jpg 711w, http:\/\/blog.ensci.com\/humanitesnumeriques\/files\/2013\/03\/humnumsch\u00e9ma-208x300.jpg 208w, http:\/\/blog.ensci.com\/humanitesnumeriques\/files\/2013\/03\/humnumsch\u00e9ma.jpg 1193w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Ce que j&rsquo;en pense<\/strong><\/p>\n<p>Sous couvert de \u00ab\u00a0fracture num\u00e9rique\u00a0\u00bb, de r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s d&rsquo;acc\u00e8s aux technologies, de nombreux acteurs (\u00e9tats, entreprises multinationales, organisme de l&rsquo;ONU) mettent en oeuvre des strat\u00e9gies de diffusion. La relation entre ces acteurs sont complexes mais suivent toujours une logique capitaliste. On pr\u00e9sente souvent les nouvelles technologies comme facteur de d\u00e9veloppement humain, sans poser la question de la pertinence des dispositifs dans leur contexte. Il semble pourtant qu&rsquo;une ad\u00e9quation avec des dynamiques sociales pr\u00e9-existantes soit n\u00e9cessaire. Le dispositif doit r\u00e9pondre au besoin de quelqu&rsquo;un, sinon il ne sera pas utilis\u00e9, et n&rsquo;aura aucune influence sur le niveau de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue strat\u00e9gique, la diffusion de TICs dans les pays en d\u00e9veloppement ne m&rsquo;appara\u00eet pas toujours pertinente. Si Cisco System voulait contribuer au d\u00e9veloppement du Burkina Faso, il ferait mieux de construire des \u00e9coles, au lieu de former les rares lettr\u00e9s au m\u00e9tier d&rsquo;administrateur r\u00e9seau. D&rsquo;un point de vue tactique, il appara\u00eet \u00e9vident que les dispositifs socio-techniques doivent \u00eatre pens\u00e9s pour un contexte donn\u00e9, une certaine r\u00e9gion, une certaine partie de la population. Actuellement, on a plut\u00f4t l&rsquo;impression que des dispositifs inadapt\u00e9s sont diffus\u00e9s, et qu&rsquo;ensuite on pointe leurs \u00ab\u00a0mauvais usages\u00a0\u00bb. Cela qui me semble tr\u00e8s hypocrite.<\/p>\n<p>Il semble difficile pour un designer de se placer comme strat\u00e8ge dans ce genre de probl\u00e9matique, tant le pouvoir \u00e0 contrer est puissant. Du coup, d&rsquo;un point de vue tactique, on pourrait aller dans le sens de ce travail de recherche, qui pr\u00e9conise l&#8217;emploi de modalit\u00e9 orale dans l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information, et la production de contenu en langue locale. En effet, internet est une formidable source de connaissances transmissibles oralement, par le son et vid\u00e9o, mais le mode d&rsquo;acc\u00e8s se fait par des recherches \u00e9crite\u2026<\/p>\n<p>Pour conclure, je dirait qu&rsquo;en tant que citoyen, je n&rsquo;arrive pas \u00e0 imaginer des projets de design qui rendent accessible internet \u00e0 des analphab\u00e8tes. En revanche, j&rsquo;ai beaucoup plus de facilit\u00e9s \u00e0 imaginer des projets de diffusion, \u00e0 grande \u00e9chelle, d&rsquo;\u00e9tablissements scolaires.<\/p>\n<p>Paul Morin<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction Les populations des pays en d\u00e9veloppement ont moins acc\u00e8s aux ordinateurs et \u00e0 internet que celles des pays riches. 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